Anarchie: Pour se baptiser "Louise Attaque", Roussel et sa bande s'inspirent de Louise Michel,anar du XIXe, et de The Violent Femmes, groupe américain chéri.
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Anarchie: Pour se baptiser "Louise Attaque", Roussel et sa bande s'inspirent de Louise Michel,anar du XIXe, et de The Violent Femmes, groupe américain chéri. Bashung: "J'étais trop jeune à l'époque de la sortie de Gaby et Vertige de l'amour pour m'en rappeler mais chez mes parents, il y avait un exemplaire de Pizza (son troisième album sorti en 1981, ndlr). En coproduisant Bleu pétrole (2008), en écrivant une partie du disque, j'ai appris avec Alain que la recherche fait partie intégrante du travail, qu'il ne faut pas forcément paniquer quand tu es perdu. Quand cela m'est arrivé, Alain ne m'a jamais abandonné (sourire)." Clash: "Sandinista! est un album formateur de ma vie, pour sa façon de malaxer les musiques. J'aime ce que ce mélange continue à provoquer en moi."Damon Albarn: "Le premier Gorillaz, j'adore! Il a ce souffle de liberté qui t'inspire pour les dix prochaines années... Quand on dit de moi que je suis le Albarn français, cela me convient, oui (sourire)."Education: "Mes parents viennent de l'éducation nationale, et j'ai donc beaucoup bougé, surtout en suivant mon père dans différentes villes de province. Famille laïque, école publique, engagement politique au sens sociétal plutôt qu'encarté. Cela ne me quitte pas au moment de faire mes choix."Films: "J'ai réalisé deux BO pour les films de Benoit Delépine et Gustave Kervern, Louise-Michel et Mammuth: j'ai aimé qu'ils acceptent que le silence en fasse partie. Si j'étais un film? L'aventure c'est l'aventure! Brel et Ventura y sont fantastiques." Gordon Gano: Leader des Violent Femmes qui a produit les deux premiers albums de Louise Attaque et apparaît sur Ginger. "Gordon et les Violent Femmes m'ont fait craquer parce qu'ils utilisaient des instruments acoustiques qui n'étaient pas du tout destinés à la ballade, tradition plus française. Cela a donné le plein d'énergie pour faire Louise Attaque."Hot: 200 000 exemplaires vendus de son premier solo, Ginger, sorti en mars 2010. Inouï: Le score du premier Louise Attaque, sorti en avril 1997, soit 2,8 millions d'albums écoulés. Jeux: "J'ai l'impression qu'après Louise Attaque et Tarmac, mon parcours solo est ma troisième aire de jeux: j'y mets également les BO de films ou l'écriture pour d'autres comme Rachid Taha ou Vanessa Paradis."Kaurismäki: (le cinéaste finlandais) "L'homme sans passé, c'est super, comme J'ai engagé un tueur avec Jean-Pierre Léaud ou Le Havre. C'est beau."La barbarie: (sur Orpailleur) "Le texte est intégralement de Pierre-Dominique Burgaud et c'est la première fois que j'exprime un sentiment aussi direct. Je ne sais pas si j'aurais été capable de le faire il y a quelques années, pour cause de pudeur. La distanciation? Il y en a toujours puisque je travaille plutôt à la périphérie des mots."Mots: "Je sais pertinemment bien que les mots proposés n'amènent pas de solution mais je suis heureux s'ils engagent une réaction. J'adhère aussi à l'idée qu'un mot puisse être gratuit et servir le rythme."Norme: "Les envies changent, la voix aussi. Je ne reconnais plus mon chant de l'époque Louise Attaque. Avec Louise, on ne se faisait pas que des politesses, il fallait que chacun y trouve sa place, donne corps à ce qu'il racontait. Aujourd'hui, je chante différemment: sur Orpailleur, c'est plus rond, d'ailleurs cela m'intéresse de plus en plus de chanter, je pense bientôt abandonner la guitare en scène, et avoir un rapport plus physique avec la voix."Orpailleur: "Il est plus homogène que le premier, je voulais éviter les featurings et l'anglais qui provoquaient les mouvements de Ginger. Ici, j'ai privilégié les cordes et les choeurs féminins, et essayé d'attirer l'attention en dehors de l'éclectisme." Paris/Province: "Je suis né dans l'Aveyron et j'ai fait quelques villes de province, notamment Chatillon-sur-Loire où j'ai rencontré Robin Feix puis Alexandre Margraff, futurs Louise Attaque, avec lesquels j'ai formé Caravage, du nom du peintre italien. Je suis arrivé à Paris en 1990 et aujourd'hui je me sens vraiment parisien."Questionnement: "Travailler comme sur Orpailleur avec deux autres coproducteurs, c'est accepter que chacun soit le garde-fou des deux autres. En même temps, il faut savoir ce que l'on ne veut pas."(La) Rochelle: "Cet été, Les Francos m'ont demandé de présenter le Play Blessures de Bashung: le fait que cet album, sorti en 1982, entre Chuck Berry et Suicide, se mérite vraiment, m'intéressait! J'ai commencé par refaire le disque en studio dans la foulée d'Orpailleur, toujours avec Benjamin Lebeau, et puis on est allés répéter pour la scène. Cela m'a appris des choses, comme comprendre qu'au moment de finir une chanson, elle ne fait que commencer. Peut-être, ma version de Play Blessures sortira-t-elle un jour."Sommelier: "J'ai des potes dans le vin qui me dégotent des bonnes bouteilles en échange de disques plus ou moins rares que je leur ramène..."Talking Heads: "Stop Making Sense est un autre disque formateur et David Byrne reste, pour moi, quelqu'un d'important."Urbanisme: "J'ai laissé tomber mes études d'architecture à Paris pour suivre des cours d'urbanisme: comme en musique, on y construit des choses et j'adore les ponts."Velvet Underground: "Peut-être mon premier disque culte, l'album à la banane (The Velvet Underground & Nico, 1967, ndlr). Il m'a donné envie de jouer de la guitare, d'en faire mon support pour raconter des histoires. J'avais déjà quinze ans lorsque j'ai pris une guitare en main, ce qui est tard, mais le Velvet a été mon premier vrai émoi et celui-ci ne m'a pas quitté."World music: "Les mélanges viennent avec l'âge: la découverte de Fela par exemple, qui m'a mené aux musiques malienne et éthiopienne. Avec le temps, elles ont infusé en moi et me donnent d'autres envies ."X-Y-Z: histoire à suivre, le compte est bon. LIRE LA CRITIQUE DE ORPAILLEUR EN PAGE 37. RENCONTRE Philippe Cornet