L'agent Guillaume Debailly, alias Malotru (Mathieu Kassovitz), sorti d'une saison éprouvante mais pas encore de l'auberge, s'est réfugié à Moscou. La CIA et la DGSE voudraient lui mettre le grappin dessus. Pris dans un odieux marché, il doit négocier avec les services secrets russes. Ils s...

L'agent Guillaume Debailly, alias Malotru (Mathieu Kassovitz), sorti d'une saison éprouvante mais pas encore de l'auberge, s'est réfugié à Moscou. La CIA et la DGSE voudraient lui mettre le grappin dessus. Pris dans un odieux marché, il doit négocier avec les services secrets russes. Ils sont au coeur d'une opération menée par le Bureau des légendes et sa nouvelle directrice, Marie-Jeanne (Florence Loiret-Caille), chargés de traquer de vicieux hackers, et qui planifient l'envoi d'une taupe pour déjouer leurs plans. C'est sans compter sur le nouveau directeur de la sécurité interne de la DGSE, l'inquiétant JJA (Mathieu Amalric), chargé de mettre de l'ordre dans le Bureau. Si la cyberguerre, actualité oblige, trouve un écho particulièrement bien construit -abordé sans les lourdeurs habituelles-, la quatrième saison poursuit les missions en Syrie et s'attarde sur les ruines laissées par le retrait de Daech. Toujours magistral quand il s'agit de s'emparer des enjeux géopolitiques, des combines du pouvoir et des rivalités toxiques de l'espionnage, Le Bureau des légendes parvient à faire rentrer le réel dans la fiction sans trop l'édulcorer ni le travestir. Le rôle de JJA est inspiré d'un certain James Jesus Angleton, qui a porté la terreur à la tête du contre- espionnage américain durant 20 ans. Ça promet.