Dès le départ, Stephan Eicher (1960) porte un pedigree insulaire, comme sa Suisse natale. Helvète partiellement d'origine yéniche -semi-nomades assimilés aux Roms-, il est adolescent punk fuguant à Hambourg pour un concert de Patti Smith. Lorsqu'on le découvre au Festival de Bourges en 1986, c'est le choc: seul en scène, ce beau ténébreux à la guitare, entouré de machines, reprend In the Ghetto popularisé par Elvis comme l'improbable bâtardise du synthpop et du swamp à la Tony Joe White. Électro marécageuse et voix ouvertement sen...