Coincé entre les sex-shops et les gogos en vadrouille, ce club de Soho a quelque chose de kinky. C'est l'Angleterre éternelle du fish'n'chips graisseux marié aux promesses de glamour: lieu où Sarah Blasko offre un showcase à l'occasion de la sortie d' As Day Follows Night. Un troisième album qui devrait propager un nom déjà fameux en Australie où la native a décroché plusieurs disques de platine. Sur la scène lunapar du Madame Jojo's, la jeune femme en strass interprète des chansons vénéneuses au ressort radiophonique. Il y a aussi la voix, filandreuse et sensuelle, qui s'épaissit dans des mélodies aux relents morphinomanes. Curieux et hypnotique mélange. Vient-il d'une rupture amoureuse, d'une éducation religieuse extrême ou de l'infinité sombre de l'Australie? Des trois, sans aucun doute. Les plans du label anglais Dramatico (cf. Focus du 9 avril) sont de faire de Blasko, 33 ans, une star planét...