On se souvient de l'optimisme palpable du premier roman de Ruth Hogan , Le Gardien des choses perdues, de son originalité et de ce parfum discret de British style. L'auteure...

On se souvient de l'optimisme palpable du premier roman de Ruth Hogan , Le Gardien des choses perdues, de son originalité et de ce parfum discret de British style. L'auteure nous revient avec le même principe de roman à deux voix, celle de Masha qui, par culpabilité, n'a pu faire le deuil de son fils noyé et celle d'Alice, atteinte d'un cancer et désespérée face à l'avenir réservé à son jeune garçon. Des personnages à la fois bouleversants et déjantés entourent les deux femmes et nous poussent à être au diapason de leurs rires, de leurs larmes et de leur cuisine typiquement anglaise. À la frontière entre chick-lit et analyse judicieuse et poétique des sentiments, ce roman est, malgré des thèmes douloureux, d'une lecture très agréable. Estivale par excellence.