Juin 1964. Le grand prix de peinture de la Biennale de Venise est remis à un peintre américain. Les préoccupations de Robert Rauschenberg, pionnier de ce qu'on appelle déjà le pop art, vont de l'objet dérisoire à la ...

Juin 1964. Le grand prix de peinture de la Biennale de Venise est remis à un peintre américain. Les préoccupations de Robert Rauschenberg, pionnier de ce qu'on appelle déjà le pop art, vont de l'objet dérisoire à la cabine spatiale. Du grotesque à l'inquiétude. Après 50 ans de règne sans partage, la France tombe de haut et crie à la trahison. New York va rapidement s'imposer comme la capitale internationale de l'art. Le documentaire de François Lévy-Kuentz remonte plus loin dans le temps, jusqu'à l'arrivée aux États-Unis de nombreux artistes exfiltrés d'Europe par Varian Fry pendant la Seconde Guerre mondiale. Il étudie l'émergence d'un art moderne américain soutenu et instrumentalisé par le gouvernement et la CIA, et montre comment l'expressionnisme abstrait et le pop art sont devenus les symboles d'une Amérique libre face aux avancées rouges en Europe. Et comment ils se sont insinués dans les luttes d'influence. Un docu riche qui raconte Motherwell, Rothko, Pollock, Peggy Guggenheim, le MoMA et des choses qui nous dépassent.