La filmographie de J.C. Chandor, auteur-réalisateur américain affichant la petite quarantaine, tient en peu de choses: trois films à peine, mais quels films! Margin Call remontait, en 2011, aux sources de la crise financière, dans le vent de panique s'emparant d'une société de traders ne pouvant que contempler le spectacle du désastre annoncé. Quant à All Is Lost, il livrait Robert Redford, seul et muet dans son rafiot à la dérive, à la fureur d'un océan déchaîné. Enfin, A Most Violent Year voit un petit entrepreneur immigré s'accrocher à sa part de rêve américain dans l'horizon désenchanté du New York de 1981, gangréné par la corruption et cette violence en creux qui donne son titre au film, un polar d'exception.
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