Gros rendez-vous de la rentrée, le prochain Brussels Gallery Weekend ( voir page 30) promet un sacré lot de transactions financières autour de la vente de tableaux, dessins, sculptures, voire installations. Mais qu'en est-il de la performance, discipline au croisement des arts plastiques et des arts de la scène dont les produc...

Gros rendez-vous de la rentrée, le prochain Brussels Gallery Weekend ( voir page 30) promet un sacré lot de transactions financières autour de la vente de tableaux, dessins, sculptures, voire installations. Mais qu'en est-il de la performance, discipline au croisement des arts plastiques et des arts de la scène dont les productions sont par essence éphémères et immatérielles? Comment se vend, s'achète et se conserve une oeuvre qui n'existe qu'à travers la présence et l'action de l'artiste? Installée au deuxième étage de l'Espace Vandenborght, en plein centre-ville, la plateforme A Performance Affair, qui entend " stimuler l'acquisition de la performance", organise pour la première fois The Panopticon Edition, en complément des offres traditionnelles des galeries bruxelloises. L'événement programme une vingtaine d'artistes -Tim Etchells, Sarah Trouche, Moussa Sarr, Sarah & Charles, Joris Van de Moortel...- dont les performances se dérouleront " en cycle continu ou en actions uniques". À signaler aussi, A Performance Affair réactive une ancienne performance vidéo de l'Américain Bruce Nauman ( Violent Incident, 1986) et organise la vente aux enchères de Transsubtantiation, "oeuvre immatérielle" du Français Philippe Parreno. Autre volet de l'événement: un lieu de réflexion, baptisé le Bureau, accueillera artistes, collectionneurs, galeristes et autres professionnels du secteur pour discuter des modèles économiques autour de cette pratique artistique, avec une table ronde le dimanche après-midi.