28/12/2006
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28/12/2006 David Combe: "On a proposé un sujet sur des artistes belges qui bossaient avec des matières pas sales mais disons délaissées. Jean-Marie Gheerardijn travaillait avec des mouches. Il en faisait des sculptures et des peintures. Son travail est très intéressant. On y parlait de chansons délirantes aussi. Il y avait Jacques Lizène dedans. Un apôtre de l'échec avec ses chansons médiocres qu'il fredonne à la manière d'un Brel atteint de scorbut. Les Belges sont des bons clients. Jean-Jacques Rousseau est l'un des plus beaux portraits qu'on ait pu faire d'un réalisateur. La liberté de ton des artistes belges est beaucoup plus délirante qu'en France où les provocations sont plus évidentes et où on essaie trop souvent de plaire. En plus, quand les Belges le racontent, c'est touchant. Il y a une humilité, un discours accessible. Comme cette phrase formidable de Delvoye: "On peut faire du caca avec des crevettes mais pas des crevettes avec du caca.""