Enterrée par le Covid au printemps, l'édition 2020 du Kunstenfestivaldesarts renaît à l'automne, sous une forme particulière. Trois volets le rythmeront, sous des intitulés et des formules différents. En septembre, Every Inside Has an Outside rassemble entre aut...

Enterrée par le Covid au printemps, l'édition 2020 du Kunstenfestivaldesarts renaît à l'automne, sous une forme particulière. Trois volets le rythmeront, sous des intitulés et des formules différents. En septembre, Every Inside Has an Outside rassemble entre autres Phia Ménard en Athéna constructrice, une performance à base de voix de Begüm Erciyas, la nouvelle création d'Anne Teresa De Keersmaeker avec Radouan Mriziga et un feu d'artifice orchestré par Gwendoline Robin. En octobre, The Diasporic Schools se concentre sur le partage à distance, avec notamment l'artiste cubaine Tania Bruguera et la plasticienne d'origine nigériane basée à Anvers Otobong Nkanga. Enfin, fin novembre, News from Home réunit huit artistes d'origines diverses mais travaillant tous à Bruxelles. Léa Drouet présente un seul en scène inspiré du parcours de sa grand-mère, qui a échappé de peu, à dix ans, à la rafle du Vél d'Hiv, alors que Cherish Menzo va puiser pour son solo dans la figure biblique de Jézabel mais aussi chez les femmes-objets qui se trémoussent dans les clips des rappeurs. Le duo Effi et Amir explore lui comment le langage peut devenir une arme capable de distinguer l'ami de l'ennemi, grâce aux schibboleths, ces mots aux expressions imprononçables pour les non-locuteurs natifs.