"2.7.0. "

Un an après son épilogue, c'est aujourd'hui une évidence: ponctuée par un combat ou pas, la saga Kaaris-Booba n'aura fait que des gagnants. Dans le cas du premier cité, elle aura même permis de faire oublier l'échec d' Or noir 3, dont le premier défaut était de revendiquer ...

Un an après son épilogue, c'est aujourd'hui une évidence: ponctuée par un combat ou pas, la saga Kaaris-Booba n'aura fait que des gagnants. Dans le cas du premier cité, elle aura même permis de faire oublier l'échec d' Or noir 3, dont le premier défaut était de revendiquer la filiation avec un album - Or noir donc, sorti en 2013-, devenu au fil du temps un classique (voire, pour beaucoup, l'album rap français le plus important des années 2010). Un an plus tard, Okou Armand Gnakouri est déjà de retour. Les featurings annoncés -le crooner Dadju, le mainstream Gims, la sensation estivale Bosh- pouvaient suggérer l'ouverture. En réalité, 2.7.0. est surtout un retour au rap, brusque et sec comme un coup de trique. " Je fais du très très sale, pas pour les mineurs", prévient-il, s'il le fallait encore, sur Ultra. Rien de bien neuf donc pour le rappeur de Sevran. Sachant cela, en faisant le tri parmi les 17 morceaux du projet, les amateurs ne pourront s'empêcher de saigner les acrobaties techniques de Goulag, le flow énervé de NRV, voire le refrain afro d' Illimité. En toute fin de disque, avec Réussite, Kaaris se permet même de quitter un instant sa pose pour évoquer le chemin parcouru, de l'exemple NTM à ses premiers featurings, d'un aéroport (quand il arrive en France à trois ans) à un autre (la bataille de Roissy). Un bon cru.