En crise la musique? L'industrie concernée certainement. Jamais par contre le médium musical n'a semblé à ce point omniprésent, toile de fond permanente de la vie en société, du métro à l'ascenseur. Comme un film qui ne pourrait se passer de bande-son. Et ce ne sont pas les vacances d'été qui vont calmer l'affaire. Au contraire, avec le retour du soleil, la musique sort des salles de concert et va prendre l'air: comme d'habitude, les mois de ...

En crise la musique? L'industrie concernée certainement. Jamais par contre le médium musical n'a semblé à ce point omniprésent, toile de fond permanente de la vie en société, du métro à l'ascenseur. Comme un film qui ne pourrait se passer de bande-son. Et ce ne sont pas les vacances d'été qui vont calmer l'affaire. Au contraire, avec le retour du soleil, la musique sort des salles de concert et va prendre l'air: comme d'habitude, les mois de juillet et août s'annoncent bourrés en propositions festivalières diverses, de Werchter aux Francofolies, des Ardentes à Dour... Mais, avant cela, le véritable signal de départ du marathon estival sera donné avec la Fête de la musique. Plus besoin de présenter le concept qui a essaimé dans "plus de 120 pays et 350 villes à travers le monde". On peut par contre une nouvelle fois souligner l'ampleur que la manifestation a prise chez nous. Existant depuis 25 ans en Communauté française, l'événement s'étalera à nouveau sur 5 jours, du 17 au 21 juin. Au total sont annoncés "plus de 800 concerts dans plus de 60 villes et communes bruxelloises et wallonnes". Et le tout gratuitement, faut-il le rappeler. Impossible évidemment de détailler ici tout le programme. Par contre, il est toujours possible de pointer l'un ou l'autre classique, comme la Fiesta du rock à Flémalle (du 18 au 20) ou la Fête de la musique des enfants à Saint-Gilles (le 21). Le principal point d'attraction de la Fête reste évidemment le grand concert organisé place des Palais, à Bruxelles, le samedi 19. A la fois pointue et à vocation populaire, éclectique et grand public, l'affiche propose à nouveau un line-up des plus alléchants. A 17 h, ce sont les Liégeois de Piano Club qui entameront les débats, suivis de l'excellent afro-funk d'Anthony Joseph. MLCD viendra ensuite présenter son ambitieux conte rock avant de laisser la place à Dominique A, héros d'une chanson française qui aurait trempé dans le rock, digne successeur de Bashung. La fête devrait enfin s'achever en dansant, sous la coupe de 2 icônes. Soit Toots & the Maytals, héros reggae jamais fatigués, et Grandmaster Flash, légende vivante du hip hop, qui viendra balancer son mix rap grand public. Déhanchements assurés devant le palais... Laurent Hoebrechts