Sa musique n'a pas super bien vieilli mais tous ceux qui ont passé la quarantaine se souviennent de Johnny Clegg. De Scatterlings of Africa et surtout de son hommage, Asimbonanga, à Nelson Mandela. Activiste culturel,...

Sa musique n'a pas super bien vieilli mais tous ceux qui ont passé la quarantaine se souviennent de Johnny Clegg. De Scatterlings of Africa et surtout de son hommage, Asimbonanga, à Nelson Mandela. Activiste culturel, artiste éminemment politique dans une Afrique du Sud malade, Clegg a combattu l'apartheid, ce racisme légalisé, en mélangeant le zoulou et l'anglais, le rock et les rythmes africains. Âgé de 65 ans et condamné, à court terme, par un cancer incurable, le natif de Bacup près de Manchester a accepté de revenir sur son enfance, sa vie et sa carrière. Il se souvient de son amour pour Pete Seeger, Bob Dylan et Woody Guthrie. Il raconte encore aujourd'hui avec des étincelles dans les yeux la découverte des migrants zoulous. Les premières danses auxquelles il a assisté. Les concerts arrêtés par la police, parfois avec les lacrymogènes et les chiens. L'histoire de Clegg, c'est celle d'un petit frisé au teint pâle devenu la voix de millions de Noirs opprimés. Celle aussi d'un pays, de ses cités-dortoirs et du travail dans les mines.