2003, Alain Bashung tourne ses Grands espaces. Sur la scène bleutée d'une banlieue parisienne, sept musiciens dont ce violoncelliste, allure monacale de prof de chimie: ses cordes implosent dans un crachin sonore métaphysique, la chanson s'envole, le public sourit, héberlué. Jean-François Assy n'a alors que 28 ans et Bashung est son royaume: " Je suis allé passer une audition à Paris avec mon comparse violoniste Nicolas Stevens. On nous avait donné une liste de titres, Alain est arrivé, on a jouéMadame rêve , j'étais dans mes p...