"J'ai toujours voulu tout garder. Je remplissais toutes sortes de boîtes, des cartons, des valises, pour avoir tout le temps accès à mes souvenirs, " déclare Ingrid Bergman dans le documentaire de Stig Björk...

"J'ai toujours voulu tout garder. Je remplissais toutes sortes de boîtes, des cartons, des valises, pour avoir tout le temps accès à mes souvenirs, " déclare Ingrid Bergman dans le documentaire de Stig Björkman. C'est à partir de ce trésor, celui que seuls possèdent les gens qui ne savent pas jeter (pas même son passeport d'enfant, elle qui n'a cessé toute sa vie de déménager) qu'a été fabriqué Je Suis Ingrid. Un portrait trop privé tiré sur base de journaux intimes, de sa correspondance avec des amies et de films de famille (son amant Robert Capa l'avait encouragée à immortaliser sa vie) raconté avec le concours de ses quatre enfants. Franchement envahissante, pleine de pathos, la musique de Michael Nyman ( La Leçon de piano, Bienvenue à Gattaca...) prend beaucoup trop de place. Et l'angle familial/amoureux finit par laisser sur le bord de la route. Restent ces images inédites et la spontanéité fascinante, la liberté rebelle d'une actrice qui prenait les films plus au sérieux que la vie.