1 Piero Kenroll

C'est avec lui que les dessins rock ont démarré, dans Télémoustique puis More !, mensuel rock belge, avec la biographie de Pete Townshend. L'occasion de réunir deux passions, la BD et le rock.
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C'est avec lui que les dessins rock ont démarré, dans Télémoustique puis More !, mensuel rock belge, avec la biographie de Pete Townshend. L'occasion de réunir deux passions, la BD et le rock. Un vieux complice, on a fait Rockman ensemble dès 76. C'est lui qui m'a proposé de faire cette exposition. Ça ne pouvait pas mieux tomber. Je l'ai rencontré grâce à Tempo, et c'est grâce à lui et à Piero (Kenroll) que j'entre dans le monde de la musique. Alain était rédacteur en chef de Spirou, en 78. On a repris Germain et nous, et là, il y a très vite l'idée d'un groupe, les Bowling Balls. Au même moment, il y avait les Rutles, les faux Beatles créés par les Monthy Python. Et c'est grâce à Alain qu'on a sorti un premier vrai disque, de "disco-punk". Il y avait eu une séquence sur lui et les synthétiseurs dans Tempo, c'est sur son conseil que je me suis acheté mon premier synthé, à Londres. Un EMS. Nico et Kris, je les connaissais grâce à Verlant et la scène rock belge. Ils avaient enregistré chez moi et faisaient partie du groupe Allez Allez. Il a commencé comme président du fan-club des Bowling Balls ! Il était le rédacteur en chef de More !, mais je ne savais pas qu'il était le fils d'Yvan Delporte. Bert était très secret. Les Bowling Balls, c'était avec lui. Sa mort en 83 a été un premier, terrible choc. Le fils de Peyo ! Quand je l'ai croisé dans la cour de récré du collège Saint-Pierre à Uccle, je lui ai vraiment fait une cour endiablée. C'est lui qui m'a appris à me foutre de la gueule des gens ! Yvan était pour moi une sorte de père spirituel. Jusqu'à sa disparition, il y a vraiment eu un terrible lien entre nous. Il m'a enlevé l'angoisse de la page blanche et il m'a aidé à foncer. Il aimait bien faire des tas de choses dans toutes sortes de disciplines. En plus de quatre ans, j'ai restauré toutes les couleurs de Gaston. Dans la foulée, on va aussi s'occuper de ses Spirou. J'ai l'impression de faire quelque chose d'utile pour l'humanité et ça me connecte à mes maîtres ! Je bosse avec Franquin et Yvan derrière mon épaule. C'est resté dans les tiroirs, on enregistrait chez moi une émission avec Yvan et Gotlib, sur la musique rigolote. Quand Le Trombone s'est arrêté, il a proposé d'éditer le premier album de Germain et nous. J'envoyais des planches à Dimanche Musique, l'émission radio culte de Stéphane Steeman et Jacques Mercier. C'est marrant de me dire que Jacques a été un de mes premiers personnages de BD. Je l'avais rencontrée deux ans avant Les Snuls, on avait fait un voyage mémorable aux States avec Gotlib et Delporte. Son personnage de Miss Bricola lui colle encore à la peau. Le petit dernier, mais dont je suis proche, on a déjà huit albums de BD ensemble. Je l'avais rencontré avec les Bowling Balls. En 87-88, on a monté une boîte ensemble, on a même reçu un MTV Award pour un clip de Zinno ! C'était juste avant les Snuls, qui a amené d'autres potes. C'est celui que je connaissais le moins au départ des Snuls, mais avec qui j'ai bossé le plus dedans. Et quand les Snuls se sont arrêtés, on est devenu un tandem et on a fait JAADTOLY. Marc a produit les premiers disques des Bowling Balls. Et il fut l'un des premiers à me rassurer quant aux étiquettes multiples. Zinno est venu en 1985, quand Dan s'est équipé d'une machine qui permet d'échantillonner. On a décidé avec Jean-Pierre d'enregistrer un disque pour le label de Marc Moulin. C'était What's Your Name?, sans du tout se douter que ça allait faire un disque d'or et un smash un peu partout. Ce pseudo, on l'a inventé dans Les Snuls, dont il était le réalisateur à la radio. C'est lui qui m'a proposé de participer au Jeu des Dicos. Ça a duré huit ans. Jean-Pierre Hautier était alors le directeur de la chaîne.