"Molecular"

Saxophoniste ténor qui n'est pas sans rappeler, par certains aspects, l'un de ses grands aînés (Sonny Rollins), J. B. Lewis offre, avec son nouvel opus...

Saxophoniste ténor qui n'est pas sans rappeler, par certains aspects, l'un de ses grands aînés (Sonny Rollins), J. B. Lewis offre, avec son nouvel opus, un album quelque peu décevant qui se révèle bien inférieur à son prédécesseur, l'explosif Live in Willisau. Il faut, en effet, attendre Helix, troisième titre sur les onze que contient le CD, pour que la musique délivre enfin l'un de ses sommets. Moins d'ailleurs par la grâce de son leader que celle de son pianiste, Aruán Ortiz, lequel, avec An Anguish Departed, nous gratifiera à nouveau de l'autre perle de la session. À l'arrivée, malheureusement, on reste sur sa faim, Molecular manquant paradoxalement, pour un souffleur du calibre de l'Américain, de... muscles.