Jusqu'au 15 juillet dernier, le Français Hugo Pernet (Paris, 1983) s'affichait chez Super Dakota à la faveur de son exposition Le Désert. Pas eu l'occasion de voir cela? Dommage. Heureusement, il est possible de se rattraper partiellement sur le site de l'intéres...

Jusqu'au 15 juillet dernier, le Français Hugo Pernet (Paris, 1983) s'affichait chez Super Dakota à la faveur de son exposition Le Désert. Pas eu l'occasion de voir cela? Dommage. Heureusement, il est possible de se rattraper partiellement sur le site de l'intéressé. Bien agencées, les pages en question permettent de se faire une idée précise de sa pratique. De À la surface de l'infini jusqu'au fameux Désert en passant par Suite bourguignonne et Vent mauvais, on découvre les contours et les détours d'une peinture qui n'a de cesse d'évoluer au fil des expositions personnelles. Pour comprendre les finesses de cette montée en puissance, plusieurs écrits s'avancent en renfort caisse de la compréhension. On les glane sous l'onglet "Textes". On peut y lire par exemple le modus operandi de l'intéressé: " Je délimite dans la toile un carré que j'enduis au spalter, la marge faisant à peu près la largeur de la brosse. Je dis bien "à peu près" car il n'y a dans ces tableaux aucun dessin préalable, aucune mesure ou point de repère." Cette spontanéité est redoutable, elle attrape le spectateur par le regard pour ne plus le lâcher, et elle a force d'évidence. Comme l'écrivait Sol LeWitt: " La couleur est noire parce qu'elle pouvait être soit noire, soit blanche, et que j'ai choisi le noir."