"Don't Feed the Monster"

S'il n'a jamais connu de succès planétaire, ni vraiment été intéressé par la hype, Homeboy Sandman n'en mène pas moins l'une des carrières les plus attachantes et solid...

S'il n'a jamais connu de succès planétaire, ni vraiment été intéressé par la hype, Homeboy Sandman n'en mène pas moins l'une des carrières les plus attachantes et solides du rap américain. Don't Feed the Monster est déjà le 10e album du rappeur du Queens, né Angel Del Villar II, en septembre 1980. Complétant une discographie impeccable, il est probablement celui où il s'ouvre le plus. En ouverture, il évoque par exemple les violences et abus sexuels subis enfant ( Trauma) tandis que plus loin, il se penche sur les relations qui s'effritent ( Alone Again). Brillamment produit par Quelle Chris, Don't Feed the Monster évite toutefois de glisser dans le pathos, disparate dans ses humeurs, ne creusant ses angoisses et ses peurs ( Scare You) que pour éviter de continuer indéfiniment "à nourrir le monstre".