"I Don't Run"

Ils ne les ont pas tous reconnus mais à quoi bon le test de paternité? Certains sont d'ailleurs leur portrait craché. Depuis une quinzaine d'années, dans leurs nuits de débauche et leurs tournées de dépravés, les Black Lips ont fait des petits aux quatre coins du monde. Rejetons turbulents et/ou dissipés......

Ils ne les ont pas tous reconnus mais à quoi bon le test de paternité? Certains sont d'ailleurs leur portrait craché. Depuis une quinzaine d'années, dans leurs nuits de débauche et leurs tournées de dépravés, les Black Lips ont fait des petits aux quatre coins du monde. Rejetons turbulents et/ou dissipés... À ce petit jeu, de Mujeres aux Parrots, les Espagnols ne se sont jamais fait prier. Avec les Madrilènes de Hinds, le flower punk est décliné au féminin et bien lavé. En mode poli et pas trop négligé. Plutôt gauches à la sortie de leur premier album, le frais et candide Leave Me Alone, Hinds passe à la vitesse supérieure et signe une collection de onze vignettes qui tapent dans l'oreille et sont faites pour y rester. Enregistré avec Gordon Raphael, jadis gourou des Strokes (un morceau comme Linda aurait beaucoup de mal à le cacher), I Don't Run a l'allant et le tempérament fougueux de la jeunesse. Le sens de la mélodie addictive et du refrain contagieux. " We are just having fun", revendiquent les quatre filles dans le vent. Aussi à l'aise dans le registre du girl group enlevé ( Rookie, Tester), le chant en équipe et le rock déglingué que dans le morceau pour réveil en douceur ( I Feel Cold But I Feel More), Hinds réussit son examen de passage haut la main. Se promène dans l'Histoire de la musique des années 60 à nos jours. Joue avec les codes du garage, du rock et de la pop. Un disque efficace, immédiat et quasi bubbelgum qui annonce l'arrivée des beaux jours.