Troisième saison, déjà, pour la série pugnace produite par Jenji Kohan ( Weeds, Orange Is the New Black) et plongeant dans les coulisses pailletées d'un spectacle télévisé de catch féminin au coeur des années 80. Transportant ses pénates à Vegas et déroulant le tapis pour une certaine Geena Davis ( Thelma & Louise), GLOW (pour Gorgeous Ladies of Wrestling) continue d'étoffer significativement son univers tout en le nourrissant habilement de références populaires propres à l'époque investie. Divertissant sans jamais oublier d'être malin, le show possède au fond les qualités d'un bon match de catch: débordant d'idées loufoques, il trouve dans le motif même de la répétition matière constante à se réinventer. Et dans les stéréotypes volontairement énormes qu'incarnent ses personnages le carburant idoine pour des dialogues au sarcasme qui claque, réservant ses mandales les plus vicieuses à l'Amérique triomphante du fric et de la frime comme à l'arrogante goujaterie d'un patriarcat débandant à souhait. Même si ses situations répétées d'empowerment peuvent parfois sembler très idéalisées. Plus ouvertement militant, toujours susceptible de prendre une tournure plus dramatique -voir cet épisode dans le désert, entre guimauve un peu potache et vraie profondeur-, GLOW devrait revenir l'an prochain pour une quatrième saison.

Une série Netflix créée par Liz Flahive et Carly Mensch. Avec Alison Brie, Betty Gilpin, Sydelle Noel. Disponible sur Netflix.

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