On fait plein de trucs, parfois alimentaires mais toujours nobles monsieur, et le plus souvent à mi-chemin entre graphisme et journalisme. On a fait un album chez Fluide Glamour qui se vend pas mal, je bosse encore comme journaliste en presse écrite, on fournit des dessins à gauche et à droite, on travaille avec Oxfam, on fait du Web, on bosse sur un film d'animation, on place des auteurs, des dessins, souvent le collectif... Mais le plus fun, le pourquoi de ...

On fait plein de trucs, parfois alimentaires mais toujours nobles monsieur, et le plus souvent à mi-chemin entre graphisme et journalisme. On a fait un album chez Fluide Glamour qui se vend pas mal, je bosse encore comme journaliste en presse écrite, on fournit des dessins à gauche et à droite, on travaille avec Oxfam, on fait du Web, on bosse sur un film d'animation, on place des auteurs, des dessins, souvent le collectif... Mais le plus fun, le pourquoi de la boîte des Coiffeurs, c'est vraiment El Rios." Ainsi parle notre collaborateur Olivier van Vaerenbergh, ancien rédacteur en chef du journal de Spirou, dans une logorrhée informative qui dénote bien la frénésie qui agite son collectif des Coiffeurs pour Dames. Mais quid de ce fameux El Rios, donc? " Il s'agit d'un trimestriel de presse graphique qu'on lance à Angoulême. Complètement autoproduit par la boîte et le collectif du début à la fin, à la main, comme des grands, sans un rond. Seize grandes pages couleurs au format A3, avec dedans, que des dessins qui racontent l'actu. Du journalisme de récit, en dessin. Des "vrais" reportages, enquêtes, interviews, qui mêlent des journalistes et des auteurs. Beaucoup de bêtises aussi, et pas que sur la zik: on aura par exemple un reportage sur la nouvelle gare de Liège, une analyse sur la nuisibilité du sport, et aussi une enquête sur le fric du rock en Belgique francophone. Ou encore des articles sur la mort de Tibet, le nouveau Ellroy, les SDF et la crise du logement à Paris, le retour des péplums au ciné, le nouvel éditeur Internet et BD Sandawe. Et même Haïti. Avec notre style, un peu fauché, bordélique et distancié, mais authentique. Et libre. Et avec de foutus bons auteurs!" Le tout s'inscrivant dans la lignée d'un ensemble d'influences pas piquées des hannetons: de Scott McCLoud à Chris Ware, en passant par Métal Hurlant, Le Trombone Illustré voire Charlie Hebdo. Voilà qui a assurément de quoi mettre en appétit, surtout que les premiers visuels qu'il nous a été donné de voir sont du genre à tenir toutes les promesses. Logique, dès lors, de confier notre couverture de la semaine, consacrée aux rapports toujours plus étroits nourris par le rock et la BD, à cette joyeuse bande d'agitateurs talentueux. Jugez plutôt... www.coiffeurspourdames.net www.elrios.com Nicolas Clément