Dans le polar, on regarde généralement un peu plus bas que la ligne d'horizon. On creuse, on gratte, on fore sous la surface lisse des apparences. On observe la société par en dessous. L'exposition Le Paradis et l'Enfer: des tapis volants aux drones nous montre au contraire comment l'homme s'imagine et se représente un peu plus haut que le plancher des vaches. Et pourtant, l'un et l'autre racontent au fond la même histoire, l'éternelle rengaine: comment l'homme a été chassé du ciel. Cette fois, pourtant, il n'y a pas besoin d'imaginer un dieu ven...