Ce qu'il y a de bien avec Joseph Mount, c'est qu'il ne fait pas semblant. Affable, bavard, la tête pensante de Metronomy -l'un des fleurons de la pop britannique de ces quinze dernières années- n'essaie pas de se faire passer, lui ou son groupe, pour plus important qu'il ne l'est. Il n'essaie même pas de (se) raconter d'histoire. Laquelle d'ailleurs? Celle d'un projet rattaché à ses débuts, un peu par erreur, à la mode nu-rave du milieu des années 2000 (remember les Klaxons? Late of the Pier?)? Ou encore celle d'un groupe qui a dû attendre son troisième album (l'intouchable The English Riviera, en 2011) pour vraiment rencontrer le grand public? La belle affaire. Non, à l'heure du storytelling triomphant, Metronomy n'a toujours aucune grande dramaturgie à vendre, aucun état d'âme personnel à confier -et c'est tant mieux, sa musique a toujours suffit.
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