Vous ne le saviez peut-être pas, mais Fairfax est un quartier de Los Angeles. Un quartier branché, même, si l'on en croit cette nouvelle série Amazon Prime Video du même nom. Le jeune Dale, innocent boy-scout fan de randonnées en montagne tout juste débarqué du fin fond de l'Oregon, va contre toute attente intégrer un crew de jeunes angelenos ultra-branchés. Ses nouveaux amis, Derica, Benny et Truman,...

Vous ne le saviez peut-être pas, mais Fairfax est un quartier de Los Angeles. Un quartier branché, même, si l'on en croit cette nouvelle série Amazon Prime Video du même nom. Le jeune Dale, innocent boy-scout fan de randonnées en montagne tout juste débarqué du fin fond de l'Oregon, va contre toute attente intégrer un crew de jeunes angelenos ultra-branchés. Ses nouveaux amis, Derica, Benny et Truman, n'ont à peu près qu'une chose en tête: dégoter les derniers accessoires à la mode, et plus particulièrement ceux estampillés Latrine (sic), LA griffe ultime -qui n'est pas sans rappeler Supreme, marque au logo très semblable. Tout cela pour enfin réaliser leur rêve: devenir de puissants influenceurs. On saisit très rapidement où les auteurs de Fairfax veulent en venir: se moquer du capitalisme à outrance, et plus particulièrement des millennials et de leur insatiable besoin de reconnaissance. Le tout avec irrévérence et parfois mauvais goût, à la façon de l'inénarrable South Park. Aussi, dans Fairfax, une voiture finit sa course dans un feu rouge (à grand renfort d'explosions) chaque fois que Dale rappelle à son crew qu'il n'y connaît pas grand-chose en réseaux sociaux, le principal du collège arrête les cours pour célébrer en grande pompe la certification du compte Instagram d'une des élèves et le festival musical qui fait le buzz se nomme Tchernobyl Fest (et est organisé par Yung Pollueur)... Les références plus ou moins pointues pleuvent et quelques stars ont véritablement prêté leur voix (Shania Twain, Elliott Gould), mais on peine à s'enthousiasmer pour ces situations certes joyeusement absurdes, mais noyées sous trop d'ironie. Les deux épisodes finaux, inspirés de Charlie et la chocolaterie, sauvent un peu la baraque, mais toujours rien d'aussi mémorable que les aventures de Stan, Kyle, Kenny et Cartman.