Au-delà du traumatisme collectif, démultiplié par sa "scénographie" macabre de jeu vidéo, on sent bien que quelque chose cloche depuis les attentats contre Charlie Hebdo le 7 janvier dernier. Comme si les balles des Kalachnikovs, en visant des idées autant que des hommes, avaient également atteint un pilier de nos démocraties, déstabilisant du même coup tout l'édifice. Un malaise que la mobilisation de quatre millions de Français, quelques jours à peine après le drame pour tenter de colmater la brèche, n'a pas permis de dissiper complètement. La plaie suppure toujours. Et laisse entrevoir une nouvelle réalité qu'il est désormais impossible de nier: la liberté d'expression, cette valeur cardinale de nos sociétés sécularisées, que l'on pensait naïvement universelle, fait l'objet au minimum de divergences d'interprétation, au pire d'une remise en question pure et si...