"Enemy"

Un trio de piano de plus? Pas tout à fait, car ici c'est le dialogue qui prime entre ses trois composantes, chacune évoluant de façon autonome dans un ...

Un trio de piano de plus? Pas tout à fait, car ici c'est le dialogue qui prime entre ses trois composantes, chacune évoluant de façon autonome dans un rapport musical égalitaire ou, du moins, qui tend à l'être. Favorisant la spontanéité donc l'improvisation, Enemy (Petter Eldh, basse, Kit Downes, piano, James Maddren, batterie), fait souffler un peu de fraîcheur sur l'un des formats les plus populaires mais aussi les plus codifiés de l'Histoire du jazz. S'ils ne sont pas les premiers à rechercher la spontanéité et l'aléatoire (le free jazz, toujours en tête, s'en est chargé depuis plus de 50 ans), Enemy échappe complètement à la caricature proposée, il y a peu et dans le même genre, par les Américains de The Bad Plus.