Vingt-sept éditions, voilà qui vous pose une manifestation. La réputation du Festival international du film francophone de Namur n'est d'ailleurs plus à rappeler qui, mieux qu'un incontournable du paysage cinématographique national, en fait aussi un rendez-vous apprécié aux quatre coins de l'espace francophone, qui trouve là une vitrine idéale pour ses productions. A défaut parfois d'audace, la programmation brasse géo...

Vingt-sept éditions, voilà qui vous pose une manifestation. La réputation du Festival international du film francophone de Namur n'est d'ailleurs plus à rappeler qui, mieux qu'un incontournable du paysage cinématographique national, en fait aussi un rendez-vous apprécié aux quatre coins de l'espace francophone, qui trouve là une vitrine idéale pour ses productions. A défaut parfois d'audace, la programmation brasse géographiquement large, en effet, avec des films venus de toute la francophonie, de la France au Vietnam, en passant par le Québec ou l'Afrique, et bien sûr la Belgique... C'est d'ailleurs une production belge, Tango libre, qui aura les honneurs de l'ouverture du festival, le 28 septembre. Soit, neuf ans après La femme de Gilles, le film consacrant le retour, inspiré, de Frédéric Fonteyne, récompensé du Prix spécial du jury Orizzonti à la dernière Mostra de Venise . Le menu belge du festival est d'ailleurs copieux avec, encore, Hors les murs de David Lambert, La tête la première d'Amélie Van Elmbt ou Kinshasa Kids de Marc-Henri Wajnberg. La suite, compétitive ou non, est affaire de panachages, avec divers poids lourds -au rang desquels Dans la maison de François Ozon et Les saveurs du palais de Christian Vincent-, des retrouvailles -avec le Sénégalais Moussa Touré, pour La Pirogue, ou le Marocain Nabil Ayouch, auteur de Ali Zaoua, pour Les chevaux de Dieu-, de l'animation ( Le jour des corneilles de Jean-Christophe Dessaint), une présence documentaire ( Over My Dead Body de la Québécoise Brigitte Poupart), et l'on en passe..., comme Mariage à Mendoza d'Edouard Deluc, clôture du festival. Enfin, succédant à Sandrine Bonnaire, Isabelle Huppert ou Ariane Ascaride, c'est cette fois Benoît Magimel qui sera le coup de c£ur du festival. L'occasion de revoir quelques fleurons de sa filmographie (dont Selon Matthieu de Xavier Beauvois), mais aussi deux classiques deloniens choisis par ses soins: La piscine de Jacques Deray et Le cercle rouge de Jean-Pierre Melville. 27E FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM FRANCOPHONE, DU 28/09 AU 05/10, NAMUR. WWW.FIFF.BE JEAN-FRANÇOIS PLUIJGERS