01/09/2011
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01/09/2011 Jean-Marc Barbieux: "Grâce à la culture, tu peux aller dans des tas d'endroits interdits. Je pense à un sujet comme l'électro Chaabi, la musique égyptienne au moment du printemps arabe. Tu ne pouvais pas pénétrer à l'époque dans ces quartiers pirates si tu voulais suivre la révolution. Tu rentrais dans ces tours de dix étages sans permis de construire parce que tu y allais pour la musique et que tu suivais des gamins t'emmenant sur les toits et dans les murs. C'est une clé extraordinaire. Un journaliste nous a récemment proposé un sujet sur les migrants. La première chose dont il nous a parlé, c'est d'une lettre, d'un texte de rap trouvé sur un bateau qui avait chaviré. L'auteur est mort. Comme tous les autres à bord. Tu as toujours des images cinématographiques. On se dit souvent que ça pourrait faire un documentaire et parfois, c'est le cas. L'Electro Chaabi est devenu un 52 minutes. Quand on peut entrer avec une caméra quelque part, il faut le faire à fond. De manière à ce que le suivant doive ramer pour en découvrir autant."