Sur son album éponyme, Philippe Katerine pleurait la mise en bière de sa vieille chaîne hi-fi. Une entrée RCA (les câbles rouge et blanc) permet pourtant d'upgrader numériquement et radicalement jusqu'au plus vintage des amplis. Car n'en déplaise aux audiophiles orthodoxes, le format numérique contamine les oreilles, y compris à domicile. Aidé par l'augmentation croissante de la taille des disques durs, l'audio HD tente de devenir grand public et rejoint la qualité d'un CD traditionnel. La qualité médiocre du MP3 est en sursis, même s'il reste le roi des formats.
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Sur son album éponyme, Philippe Katerine pleurait la mise en bière de sa vieille chaîne hi-fi. Une entrée RCA (les câbles rouge et blanc) permet pourtant d'upgrader numériquement et radicalement jusqu'au plus vintage des amplis. Car n'en déplaise aux audiophiles orthodoxes, le format numérique contamine les oreilles, y compris à domicile. Aidé par l'augmentation croissante de la taille des disques durs, l'audio HD tente de devenir grand public et rejoint la qualité d'un CD traditionnel. La qualité médiocre du MP3 est en sursis, même s'il reste le roi des formats. Connecter, en mode bricolage, son iPhone ou smartphone Android via un câble filaire sur sa chaîne hi-fi devient une pratique archaïque dans ce nouveau monde audio. Dans le salon, la chasse aux câbles est ouverte, grâce à des adaptateurs bluetooth comme le Wireless Speaker Adapter de Logitech (25 euros). Ce dernier relie par les airs tout terminal tactile compatible à n'importe quel ampli. Le sans-fil court également sur de plus longues distances. Autre source musicale, le disque dur réseau ou NAS remplace peu à peu les PC. Moins énergivore et plus simple d'emploi qu'un ordi classique (un élément crucial vu qu'il doit rester allumé en permanence), celui-ci se connecte à un lecteur réseau. Epousant souvent la forme d'un ampli hi-fi, ce dernier joue le rôle de hub central qui ira repérer automatiquement sur le PC, le smartphone (la compatibilité AirPlay est nécessaire dans le cas d'un terminal Apple) ou le disque dur NAS tout son contenu audio. Le tout pour le lister et permettre de parcourir sa discothèque sur sa façade. Longtemps réfractaires au concept, les constructeurs audiophiles se retroussent les manches depuis quelques années. Le Stream Magic 6 de Cambridge Audio compte ainsi parmi les mieux notés, notamment pour sa capacité à streamer depuis un PC des fichiers audio HD en 24-bit/96kHz. Moins adoubé par ses paires, le N-50 de Pioneer se dote même d'un écran couleur en façade, et affiche les pochettes d'albums. A 600 euros, il reste financièrement plus abordable que le Stream Magic 6, tarifé 900 euros. Ces diffuseurs se nourrissent de bibliothèques audio en wi-fi. Mais les murs d'un immeuble étant parfois épais, un câble Ethernet ou une prise CPL (qui fait transiter les données par une prise de courant) sont parfois nécessaires. Au-delà de cette évolution qui peine à percer aujourd'hui pour une question de convivialité et surtout de tarif, la diffusion du son ne se limite plus à la salle d'écoute. Jusqu'ici, le multi-room demandait obligatoirement de saigner son portefeuille et les murs de son domicile pour y glisser des câbles. Commencer l'écoute d'un album dans sa chambre pour la poursuivre à table au petit déjeuner n'est heureusement plus un privilège de nantis. Malgré ses contraintes, le wi-fi change la donne et des haut-parleurs connectés fleurissent çà et là. Sonos, un des leaders de ce secteur, sortait ainsi récemment le Play: 3 (300 euros), un haut-parleur relié sans fil au wi-fi de son domicile via le Sonos Bridge. Propulsé par un solide lancement marketing (lire par ailleurs), les SoundTouch portables, 20 et 30, de Bose entrent également dans le jeu depuis quelques jours. Salle de bain, chambre, bureau... Ces haut-parleurs interconnectés se contrôlent via une app qui permet même de diffuser différentes playlists, Web radio et autres albums de Spotify dans chaque pièce en simultané. La fête à la maison? MICHI-HIRO TAMAÏ