Parce qu'elle est enceinte, Andréa (Camille Cottin), l'ambitieuse associée de l'agence de comédiens ASK, n'a pas décroché le poste dont elle rêvait à New York. Elle devra continuer à se fader les turpitudes de ses "talents", les rivalités et mensonges de ses associés Mathias (rabiboché avec sa femm...

Parce qu'elle est enceinte, Andréa (Camille Cottin), l'ambitieuse associée de l'agence de comédiens ASK, n'a pas décroché le poste dont elle rêvait à New York. Elle devra continuer à se fader les turpitudes de ses "talents", les rivalités et mensonges de ses associés Mathias (rabiboché avec sa femme) et Gabriel (qui a rompu avec la sienne), les assistants qu'elle méprise copieusement, et surtout Hicham, son nouveau patron, accessoirement le père biologique de son enfant, qu'elle attend avec sa compagne Ophélia. Et c'est parti pour une nouvelle cascade de quiproquos, de name dropping, de violence et d'obséquiosités professionnelles en mode comédie. Dix pour cent bénéficie d'un casting récurrent de qualité et d'une écriture chorale soignée, rythmée au gré d'une figure bankable par épisode, dans son propre rôle: Jean Dujardin, drôle en acteur qui a du mal à quitter un rôle de composition, Monica Bellucci, gênante en star fatiguée de ses semblables et désirant briser son célibat avec le premier plébéien venu, Julien Doré, jouant le réalisateur/poète incompris avec la sincérité des Inconnus... Tous surjouent la méchanceté infantile et l'autodérision surbookée, qui fait penser que si l'industrie de l'auto a eu son greenwashing, celle du cinéma a Dix pour cent: une série qui tente de nous rendre sympathique ce dont elle ne peut cacher la vanité et la toxicité.