Disparaître s'ouvre par un suicide: à Paris, dans le 17e arrondissement, une jeune femme saute du sixième étage. Au chapitre suivant, à Nice, on retrouve sur la plage un noyé totalement méconnaissable, dépourvu d'empreintes digitales. Au lecteur...

Disparaître s'ouvre par un suicide: à Paris, dans le 17e arrondissement, une jeune femme saute du sixième étage. Au chapitre suivant, à Nice, on retrouve sur la plage un noyé totalement méconnaissable, dépourvu d'empreintes digitales. Au lecteur de découvrir ce qui relie ces deux morts violentes, secondé par le capitaine Grondin, qui a tiré le gros lot pour la première affaire dans sa nouvelle affectation... Disparaître a pour cadre principal le monde des banques d'affaires, où l'auteur de Je me suis tue, par ailleurs conseiller en entreprise, évolue comme un poisson dans l'eau. Menegaux expose en "senior executive", exploite en "managing director": développant une approche participative, ses romans noirs rencontrent un bel écho chez les blogueur.euse.s qui saluent une écriture "percutante". Attention, ici le pigiste descend le pare-soleil avec la mention "critique" et enclenche le deux-tons. Mode opératoire du suspect: une efficacité sidérante pour brosser des scènes parées pour leur adaptation en téléfilm sur France 2, où Menegaux actionne tous les rouages de l'enchaînement inéluctable vers l'irréparable. Dans le jargon: "un roman impossible à lâcher".