Troisième ensemble de dix épisodes pour la série Netflix de Matt Groening, créateur célébré des Simpsons et de Futurama, dont les saisons sont chaque fois découpées en deux parties. Démarrée sur un mode relativement mineur, cette fantaisie animée contant les mésaventures alcoolisée...

Troisième ensemble de dix épisodes pour la série Netflix de Matt Groening, créateur célébré des Simpsons et de Futurama, dont les saisons sont chaque fois découpées en deux parties. Démarrée sur un mode relativement mineur, cette fantaisie animée contant les mésaventures alcoolisées d'une princesse rebelle dans un royaume médiéval en pleine déliquescence morale continue de se bonifier et de s'étoffer au fil du temps. Affranchie de la contrainte de faire rire à tout prix, s'autorisant même quelques solides inflexions dramatiques, Disenchantment poursuit en effet intelligemment l'expansion de son univers, ses traditionnelles intrigues de château s'étendant désormais très librement de mondes souterrains en cité steampunk. Dès l'épisode d'ouverture, intitulé Subterranean Homesick Blues en clin d'oeil à Dylan , cette nouvelle saison ose les idées absurdes, les interludes drogués et les sous-entendus référencés tout en faisant preuve d'une belle maîtrise narrative. La suite est à l'avenant, qui évoque aussi bien le Sacré Graal! des Monty Python que le Steamboy de Katsuhiro Otomo ou même l'univers d'un Jules Verne. Forte d'un excellent casting voix emmené par Abbi Jacobson (l'irrésistible série Broad City), Disenchantment n'a au fond jamais semblé aussi proche de la maturité.