A l'origine, le cinématographe n'était qu'une attraction foraine. Très vite, pourtant, il devait devenir un art. Le septième, après la poésie, la musique, le théâtre, les arts plastiques, l'éloquence (la rhétorique) et la danse. On doit cette expression, "sept- ième art", au critique italien Ricciotto Canudo, auteur en 1923 d'un Manifeste (1) décisif, douze ans après avoir déjà consacré un Essai sur le cinématographe où il clamait le potentiel d'une forme d'expression "intégrant le langage, le son, l'image, le mouvement et l'interactivité". L'Italie fut l'un des tout premiers pays à considérer le cinéma sous ce jour, et à générer dès lors des commentaires sérieux, comparables à ceux des critiques littéraire, théâtrale, musicale et plastique telles qu'elles s'étaient développées à partir du XIXe siècle essentiellement, et même auparavant pour la première citée.
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