Ce samedi-là à Florentin, shabbat oblige, les ruelles sont désertes. Dans ce quartier de Tel Aviv en pleine gentrification, ce ne sont pourtant pas les terrasses, les galeries et les jeunes bras tatoués qui manquent, d'ordinaire. Mais les vieilles habitudes ont la peau dure, même dans le "Los Angeles" d'Israël. À moins que ce ne soit le soleil. Les rares ombres s'étirent comme les chats du rabbin, longues et minces, aux alentours de la synagogue. Quand tout à coup, sur l'un des murs de l'édifice religieux, une inscription au pochoir noir: "Girls to the front". Le slogan de Kathleen Hanna des Bikini Kill, époque Riot Grrrl.
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