Diplômé de l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs (Paris) en 1986, section vidéo, Denis Darzacq débute la photographie en suivant la scène rock française. Parallèlement, il devient photographe de plateau sur les tournages de plusieurs réalisateurs en vue (Satyajit Ray, Jacques Rivette, Chant...

Diplômé de l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs (Paris) en 1986, section vidéo, Denis Darzacq débute la photographie en suivant la scène rock française. Parallèlement, il devient photographe de plateau sur les tournages de plusieurs réalisateurs en vue (Satyajit Ray, Jacques Rivette, Chantal Ackerman...). Depuis le milieu des années 90, il développe un travail personnel tout en étant membre de l'agence VU. La marque de fabrique du volet artistique de son oeuvre? L'image construite. Selon lui, elle permet une analyse plus pertinente de la société. "Par leur état ou leur pose, les corps mis en scène bouleversent l'ordre établi, mais sans jamais faire basculer l'image dans le spectaculaire", précise-t-il. Ainsi, des hommes et des femmes se promènent dévêtus dans des zones pavillonnaires (Nus, 2003), d'autres semblent figés en apesanteur dans l'espace urbain (La Chute, 2006), ou parmi les rayons consuméristes des supermarchés (Hyper, 2007-2011). Pour en prendre la mesure, rendez-vous sur le site de l'intéressé qui propose un portfolio dans lequel il est aisé de se mouvoir. Outre les séries qui ont fait sa renommée, on découvre d'autres images, souvent touchantes -les paysages de champs de bataille photographiés un siècle plus tard-, parfois décalées -les casques de moto des jeunes de Thouars- ou abstraites -Recomposition présenté comme une série d'images mentales à mi-chemin entre l'humain et la géométrie. www.denis-darzacq.com M.V.