"On m'appelle le peintre des danseuses. On ne comprend pas que la danseuse a été pour moi un prétexte à peindre de jolies étoffes et à rendre le mouvement." Alors qu'une exposition du même nom a ouvert le 24 septembre au Musée d'Orsay ...

"On m'appelle le peintre des danseuses. On ne comprend pas que la danseuse a été pour moi un prétexte à peindre de jolies étoffes et à rendre le mouvement." Alors qu'une exposition du même nom a ouvert le 24 septembre au Musée d'Orsay (elle se prolonge jusqu'au 19 janvier), Degas à l'Opéra raconte l'histoire d'une obsession. Une obsession qui fut le laboratoire de toutes ses expérimentations, qu'il a représentée pendant 50 ans et qui est devenue le coeur de sa création... Coeur battant de la société, l'opéra accueille à l'époque aristocrates, bourgeois, industriels et politiques qui s'y retrouvent pour faire et défaire les affaires et les carrières. Degas s'y rend régulièrement avec son père, un banquier sensible aux arts. Et il y découvre un monde en miniature, un lieu de brassage social et culturel où les danseuses, des filles qui essaient de fuir la misère, sont souvent la proie d'hommes qui viennent y faire leur marché (la majorité sexuelle étant alors fixée à treize ans). Des dessins s'animent, se superposent à des photos... Un docu qui donne furieusement envie de s'acheter un ticket de Thalys...