Jacques Villeglé (Quimper, 1926), c'est avant tout un regard. Au propre. Deux yeux clairs et tendres délicatement posés sur le monde. Chez lui, le regard figuré, cette manière d'envisager le réel, semble en lien direct avec cette douceur physique, anatomique, qui émane de lui. Au sein du champ moderne dont on connaît le goût pour la prédation, l'homme a opéré avec d'infinies précautions. Il a voulu son art en lien direct avec la vie. Pour ce faire, celui qui a longtemps cheminé avec Raymond Hains a évité bien des écueils: l'ego, la figuration, l'abstraction. Son aventure formelle débute en 1949, à Montparnasse. Il y recueille sa pr...