Qui pourrait oublier, dans le sublime Hana-Bi de Takeshi Kitano, l'accord inouï qui s'opère entre le récit du film et les ponctuations apportées plein cadre par les peintures? Des £uvres créées par le déroutant Kitano en personne. Ces tableaux colorés, naïfs et floraux, sans ambition de sublime mais émouvants dans leur désarmante simplicité, ne manquent pas de surprendre, venant d'un cinéaste volontiers ironique et filmant la violence avec un redoutable impact. L'ami Takeshi n'est certes pas à une contradiction près. Mais comment ne pas voir, dans Dolls surtout mais aussi dans le merveilleux Sonatine -un des films les plus libres et jubila...