Cowboy Bebop fait partie de ces anime culte qui, malgré leur brièveté (26 épisodes en 1999 et un long métrage en 2001), entretiennent une communauté de fans visibles dans les allées des cosplay. Son esthétique parle pour elle: un western intergalactique, à l'ambiance seventies, le tout mâtiné d...

Cowboy Bebop fait partie de ces anime culte qui, malgré leur brièveté (26 épisodes en 1999 et un long métrage en 2001), entretiennent une communauté de fans visibles dans les allées des cosplay. Son esthétique parle pour elle: un western intergalactique, à l'ambiance seventies, le tout mâtiné de standards jazz. L'adaptation en live action proposée par Netflix ne déroge en rien à la recette initiale. Invité comme producteur, Shin'ichirô Watanabe a certainement veillé à ce que sa création garde son sel. John Cho (vu dans les derniers Star Trek) et Mustafa Shakir (The Deuce), respectivement Spike Spiegel et Jett Black, incarnent avec la décontraction voulue le duo de chasseurs de prime à la poursuite des criminels en fuite dans les recoins de l'univers occupés par des Terriens en exil d'une planète apparemment désertée. Tous deux devront faire face aux secrets de leur passé qu'ils se sont soigneusement cachés l'un l'autre pour tenter d'échapper à L'Organisation, véritable triade de l'espace. Jusqu'au générique jamesbondien original de la compositrice Yôko Kanno, on se retrouve en terrain connu dans cette comédie d'action, à la violence décomplexée. Les dix premiers épisodes accrochent plus par leur humour de buddy movie que par leur arc narratif central un poil trop étiré, certains épisodes mettant sacrément le frein sur l'évolution du réçit.