Père du cultissime Max Payne et du non moins apprécié Alan Wake, les Finlandais de Remedy se noyaient dans un univers où le temps se fige et se disloque en boucle sur Quantum Break, il y a trois ans. Le studio y développait son sav...

Père du cultissime Max Payne et du non moins apprécié Alan Wake, les Finlandais de Remedy se noyaient dans un univers où le temps se fige et se disloque en boucle sur Quantum Break, il y a trois ans. Le studio y développait son savoir-faire narratif jusqu'à doubler ce third person shooter (plutôt moyen) d'une vraie série télé parallèle. S'il abandonne cette idée, Control cultive encore les obsessions métaphysiques du studio scandinave. Jesse Faden, la protagoniste du jeu, y explore en effet l'immeuble new-yorkais d'une agence fédérale opaque, aux prises avec des attaques télékinésiques. Soulever un bureau dans les airs pour se protéger et léviter pour attaquer en hauteur comptent aussi parmi les pouvoirs psychiques de cette enquêtrice coincée dans ce huis clos. Jonglant également avec des armes à feu classiques, Control invite l'architecture brutaliste au rang d'acteur vedette. La tour infernale recèle ainsi des pièces se transformant en temps réel. Le tout pour un level design vivant qui semble adapter Inception derrière les manettes.