Clara Thomine (1990, Nancy) va faire parler d'elle à la fin de l'année, moment où la Maison d'Art Actuel des Chartreux (Bruxelles) lui offrira une carte blanche pour une exposition qui mettra un terme à une résidence de deux ans. Sa pratique? Elle est celle d'une artiste qui manie à l...

Clara Thomine (1990, Nancy) va faire parler d'elle à la fin de l'année, moment où la Maison d'Art Actuel des Chartreux (Bruxelles) lui offrira une carte blanche pour une exposition qui mettra un terme à une résidence de deux ans. Sa pratique? Elle est celle d'une artiste qui manie à la fois le médium vidéo et l'art de la performance. Le tout à travers une méthode décalée qui consiste à endosser les rôles de " reporter de faux-semblants vraisemblables, fabricante ou manipulatrice d'objets qui-ne-sont-pas-à-leur-place, voire princesse de château de sable". On aime cette démarche qui " use de l'autofiction, permute les genres établis et plonge au coeur de constructions imaginaires développées au départ de réalités tangibles". Pour mieux comprendre, un détour par le site de l'intéressée s'impose. Rudimentaire et renvoyant vers de nombreux événements circonstanciés, celui-ci offre néanmoins plusieurs liens explicites et jubilatoires. On en veut pour preuve Les Journalistes, une sorte de reportage live improvisé sur les... reportages. Enrobé dans des mimiques et un phrasé candide, la couverture médiatique, que l'on dirait forgée à l'attention des nuls, par la jeune femme n'est pas sans rappeler le talent des Deschiens. En bonus, il ne faut pas passer à côté de sa prestation dans la vidéo Kelly, un morceau de George Cagoule qui taille un beau costard au Kelly Watch the Stars du groupe Air.