"On n'est pas vraiment le genre de groupe à écrire chaque jour un morceau. On a besoin d'une sorte de cadre, d'un lieu capable d'enflammer notre imagination. A partir de là, on peut être très productifs." Attablé à une terrasse ensoleillée, Rasmus Stolberg a la moustache souriante. Le bassiste est à Bruxelles pour parler du nouvel album de son groupe, le quatrième d'Efterklang. Le combo danois a toujours cherché le frisson musical, le plus souvent dans une sorte d'indie-pop mélancolique. Avec Piramida, il a encore poussé plus loin l'expédition, au-delà du Cercle polaire arctique. Plus précisément sur l'île norvégienne de Spitsbergen, dans l'ancienne cité minière russe de Pyramiden, désertée depuis 1998. " La première idée était d'enregistrer dans les bois, en utilisant les bruits de la forêt. Mais un jour, un réalisateur suédois nous a proposé de tourner une vidéo à Spitsbergen. Il nous a envoyé des photos par e-mail. O...