Sous l'intitulé Smell of Female qui résonnera familièrement aux oreilles des fans des Cramps est réuni un échantillon du cinéma de sexploitation des sixties. On y trouve notamment Chained Girl (1965), ahurissant pseu...

Sous l'intitulé Smell of Female qui résonnera familièrement aux oreilles des fans des Cramps est réuni un échantillon du cinéma de sexploitation des sixties. On y trouve notamment Chained Girl (1965), ahurissant pseudo-documentaire sur le lesbianisme que signe Joseph P. Mawra. Et qui, passé son interrogation initiale - "Le lesbianisme est-il une maladie ou un phénomène naturel?"-, s'aventure dans les rues de New York à la rencontre de divers spécimens, enquête assortie d'une voix off sentencieuse aux prétentions scientifiques. Le résultat est, comme il se doit, cousu de clichés et de préjugés, et se révélerait franchement indigeste s'il n'était à la fois involontairement (fort) drôle et révélateur des peurs qui travaillaient l'Amérique mccarthyste. Composés par un "gang exclusivement féminin", les contenus complétant le chapitre vont d'une histoire culturelle des talons aiguilles à un mix parallèle pour The Maidens of Fetish Street par DJ Honey Dijon, ou encore, à l'entrée "Le swing du cimetière", une création de Dilara Findikoglu inspirée de Satan in High Heels...