Il y a déjà eu des mauvais plans du genre: le plus fameux jusqu'à ce jour étant Hugh Grant, arrêté en juin 1995, pour "conduite non appropriée dans un lieu public". Le fameux acteur britannique occupant sa troisième mi-temps avec une prostituée du (sur)nom de Divine Brown, en plein Sunset Boulevard. Pour un type de 35 ans -à l'époque- protégeant scrupuleusement sa vie privée, l'arrivée du L.A. Vice squad a fait mauvais effet. Grant aura néanmoins la classe de ne jamais s'excuser de la gâterie en pleurnichant dans les médias, déclinant les confessions publiques à la Larry King. Condamné à 1180 dollars d'amende, il s...

Il y a déjà eu des mauvais plans du genre: le plus fameux jusqu'à ce jour étant Hugh Grant, arrêté en juin 1995, pour "conduite non appropriée dans un lieu public". Le fameux acteur britannique occupant sa troisième mi-temps avec une prostituée du (sur)nom de Divine Brown, en plein Sunset Boulevard. Pour un type de 35 ans -à l'époque- protégeant scrupuleusement sa vie privée, l'arrivée du L.A. Vice squad a fait mauvais effet. Grant aura néanmoins la classe de ne jamais s'excuser de la gâterie en pleurnichant dans les médias, déclinant les confessions publiques à la Larry King. Condamné à 1180 dollars d'amende, il sera mis en probation pendant 2 ans et obligé de suivre un "programme d'éducation au sida". Sa fiancée d'alors, la ravissante Elizabeth Hurley, ne fera pas de commentaires, leurs éternelles fiançailles se brisant seulement 5 ans plus tard. Le 6 mars 2010, dans le West Village de New York, le chanteur r'n'b D'Angelo faisait un remake involontaire de l'incident Grant, se faisant pincer pour avoir "sollicité" une prostituée, en réalité une policière traquant le client en flagrant délit. Ce qui choque le plus n'est pas que D'Angelo ou Grant aient recours aux professionnelles -Sinatra et Kennedy l'ont bien fait- mais qu'ils choisissent délibérément des plans cheap, au propre comme au figuré, D'Angelo ayant budgété sa confiserie orale à 40 dollars. Ce dernier a plaidé "non coupable", faisant savoir par communiqué de presse "qu'il fallait permettre au système judiciaire américain de résoudre l'affaire avant d'en tirer une quelconque conclusion". Ce qui est la preuve que la star -qui n'a plus sorti d'album depuis 10 ans- garde un certain humour en toutes circonstances. S'il nie l'évidence, serait-ce par embarras des circonstances glauques, pute de rue, tarif minable? Ou simplement parce que son image de mâle afro-américain hyper sexe popularisée par le clip de How Does It Feel en 2000 -on l'y voit bâti tout en spectaculaires plaquettes de chocolat- prend un sacré coup de mou? Ou plus pragmatiquement encore, D'Angelo est-il ruiné par la cocaïnomanie qui lui a valu plusieurs condamnations ces dernières années? Loin de nous la tentation de moraliser le sexe, mais si la célébrité conduit à des impasses comme celles-là, on recommande vertement l'anonymat. Pourtant sexe et célébrité forment un couple aussi routinier que le plus vieux métier du monde. Ainsi, dans les années 60, encouragée par Frank Zappa, Cynthia Plaster Caster (Albritton dans le civil) va se mettre en quête de rock stars prêtes à se laisser mouler le sexe en érection... L'un des premiers clients de cette groupie de Chicago délurée sera Jimi Hendrix: à en voir le plâtre résultant, ce sera aussi sa plus grosse prise. Cynthia ne décrochera qu'une paire de vedettes supplémentaires -Wayne Kramer du MC5-, la plupart de ses modèles étant des seconds couteaux, roadies, DJ et producteurs inconnus du public. Toujours en activité, la désormais sexagénaire moule aussi les seins volontaires. Elle en a même fait une carrière et donc un site (www.cynthiaplastercaster.com). C'est beau l'Amérique. LA CHRONIQUE DE PHILIPPE CORNET