J. K. Rowling voulait s'offrir un moment de respiration et de vacances loin de l'univers sorcier de son Harry Potter. Elle a donc signé sous le pseudonyme Robert Galbraith des romans policiers qui ont eu les honneurs de l'indifférence générale, avant que la vérité n'éclate au grand jour...

J. K. Rowling voulait s'offrir un moment de respiration et de vacances loin de l'univers sorcier de son Harry Potter. Elle a donc signé sous le pseudonyme Robert Galbraith des romans policiers qui ont eu les honneurs de l'indifférence générale, avant que la vérité n'éclate au grand jour. Du coup, les enquêtes de Cormoran Strike, anti-héros amer, vétéran qui a perdu une jambe durant la guerre en Afghanistan -stigmate qui, couplé à son faciès traversé d'un bec-de-lièvre, confère au personnage un air de freak misanthrope- ont connu un regain d'intérêt fort opportun. Tout démarre avec le suicide d'une mannequin derrière lequel Strike voit, comme de juste, bien plus que les apparences. L'enquête est surtout l'occasion de constater que ce garçon ayant grandi dans l'ombre d'un papa rock star traîne un spleen tenace, qui le rend dans un premier temps plus attachant que l'intrigue. Avec sa jeune assistante Robin Ellacott (Holliday Granger, vue dans The Borgias et Philip K. Dick's Electric Dreams), Strike (Tom Burke) enquête avec ses méthodes propres, bourrues, borderline, mais affûtées et instinctives. Le jeu des acteurs, tout en tension sexuelle sous-jacente, fait beaucoup pour amener cette mini-série à un très bon niveau, renouant avec un style policier classique, sans surprise, mais à l'atmosphère envoûtante et à la drôlerie percutante.