La 3D approximative des années 90 alimente une création gaming indé horrifique. En témoignent, en Flandre, l'excellent No Players Online de Paper Cookie et le développement d' Alisa de Casper...

La 3D approximative des années 90 alimente une création gaming indé horrifique. En témoignent, en Flandre, l'excellent No Players Online de Paper Cookie et le développement d' Alisa de Casper Croes. Activision y est également sensible. Deux ans après la réédition du Tamagotchi par Bandai Namco, l'éditeur mastodonte intègre ainsi une parodie de cet animal virtuel -76 millions d'exemplaires vendus- dans Call of Duty: Modern Warfare. Le produit, ici baptisé Tomogunchi, s'achète in game comme n'importe quel accessoire. En pleine fusillade dans une favela, on surveille donc parfois cette montre pour vérifier l'état de santé d'un panda, d'un dragon ou d'un chat pixélisé. Activision lie en effet le bien-être de l'animal doublement virtuel aux performances du joueur. Le nombre de kills permet très cyniquement de nourrir la bestiole. Capable d'évoluer, chaque créature se négocie aux alentours de 18 euros. Soit le prix d'un bon jeu indé comme Wattam.