Un cauchemar pour tout attaché de presse. L'angoisse pour le plus enthousiaste des copy. Comment en effet présenter ce nouvel album de Beach House, fleuron américain de la scène dream pop, qui a décidé pour changer, après quasi quinze ans d'activité, de... rester plus que jamais fidèle à lui-même? Peut-être en proposant directement aux pr...

Un cauchemar pour tout attaché de presse. L'angoisse pour le plus enthousiaste des copy. Comment en effet présenter ce nouvel album de Beach House, fleuron américain de la scène dream pop, qui a décidé pour changer, après quasi quinze ans d'activité, de... rester plus que jamais fidèle à lui-même? Peut-être en proposant directement aux principaux intéressés de faire le sale boulot. Ouf de soulagement chez le copy. Inquiétude chez le critique: il va devoir se fier à la seule musique. Car il ne faut en effet pas compter sur le duo formé par Victoria Legrand (nièce de Michel) et Alex Scally pour faire la roue et se lancer dans un storytelling pétaradant. Le titre de l'album? 7, parce qu'il s'agit du... septième album de Beach House ( "on espère que cette simplicité poussera les gens à creuser plus loin", comment dire...). Sa conception? Le binôme explique avoir pu profiter pour la première fois des facilités de leur nouveau home studio pour fignoler leurs morceaux. Hmm hmm, d'accord... Il y a bien encore les remous de l'actualité (le mouvement #metoo) et le chaos de l'époque qui auraient nourri la musique, note le duo. Mais encore? Le fait est que toutes ces considérations ne peuvent cacher l'essentiel: plus que jamais, Beach House a réalisé un disque de Beach House. Et ça lui va bien. Car si 7 perpétue un son, il ne l'épuise pas, mais au contraire, le raffine. Guitares bourdonnantes et voix éthérées ( Dark Spring), rêveries de velours ( L'Inconnue), synthés new wave ( Woo): Beach House n'a pas besoin de se renouveler de fond en comble pour accrocher et séduire. Et récolter, logiquement, un... 7.