"Kosmima"

Seul au piano, Augusto Pirodda nous entraîne, avec Kosmina, dans une promenade poétique méditative et impressionniste d'un extrême dépouillement, domin...

Seul au piano, Augusto Pirodda nous entraîne, avec Kosmina, dans une promenade poétique méditative et impressionniste d'un extrême dépouillement, dominée par le refus absolu de céder à une virtuosité qui affleure parfois, ici ou là. Les quatorze titres que contient l'album et que l'on imagine entièrement improvisés à partir d'une idée, d'une sensation ou d'un sentiment, s'écoutent sans la moindre lassitude tant cette musique bouillonne d'une intensité réelle mais tout intérieure. S'il arrive parfois au pianiste de hausser le ton, il ne brise jamais, pour autant, le fil d'une continuité qui paraît presque trop courte alors que la musique dépasse pourtant les 40 minutes. Bref, un maître disque par un grand pianiste.