Ne jamais se fier aux apparences. Avant de rencontrer Charlotte De Cock, l'attaché de presse avait prévenu: "Il faut l'appeler dix minutes à l'avance, son atelier est au milieu d'un grand domaine, elle doit venir vous ouvrir." Forcément, ce genre d'indice fait travailler les méninges: on imaginait d'ici la jeune femme de bonne famille nourrie au caviar et à l'ego-trip façon "regardez-moi, je suis blindée mais je peins". D'autant qu'on s'était offert une petite balade virtuelle sur son site, et que l'Anversoise y est décrite comme "multidisciplinary artist, community builder, style icon". Ouille. Cerise sur le gâteau, la miss apparaît maquillée comme une voiture volée dans une courte vidéo à la gloire de Lee Cooper. Une séquence de deux minutes dans laquelle elle scintille, sublimée par une lumière de printemps. On la voit s'amuser avec ses pinceaux comme d'autres se réunissent pour parler des livres qu'ils ont lus. Peindre ou vivre de ses rentes... Bref, tout ça sentait le fake à plein nez. Heureusement, dans la foulée, on avait pu entrevoir l'une des toiles de la nouvelle série annoncée. Un portrait de Luc Tuymans... suffisamment intriguant pour ...